Selon la
FCCQ, les petites centrales hydrauliques ne doivent pas être
écartées de la politique énergétique du Québec
Montréal, le 26 avril 2006 – À quelques jours du dévoilement
de la politique énergétique du Québec, la Fédération des
chambres de commerce du Québec (FCCQ) rappelle au gouvernement
Charest que les petites centrales hydrauliques comportent de
nombreux avantages et qu’elles ne doivent pas être écartées
indûment du portefeuille énergétique du Québec.
En effet, les petites centrales hydrauliques occasionnent des
retombées économiques significatives dans le milieu même où
elles sont implantées et constituent un facteur de
développement de premier plan pour plusieurs MRC du Québec qui
en ont grandement besoin. De plus, le développement de la
petite hydraulique fait appel à des compétences purement
québécoises puisque l’essentiel des équipements est fabriqué
au Québec et que la totalité de la main-d’œuvre nécessaire à
leur construction est issue des régions.
Par ailleurs, contrairement aux faussetés véhiculées par les
pseudo-environnementalistes, tels que Richard Desjardins, les
petites centrales ne modifient le cours d’eau que localement,
sans affecter le régime hydraulique. « Pour paraphraser une
des conclusions du Rapport Brundtland : l’hydroélectricité est
une source d’énergie renouvelable qui contribue à satisfaire
les besoins présents, sans compromette la capacité des
générations futures de répondre aux leurs. Le développement
des petites centrales hydrauliques favorise donc en tout point
le développement durable du Québec, tant sur les aspects
environnementaux, que sociaux et économiques », de déclarer la
présidente-directrice générale de la FCCQ, Françoise Bertrand,
elle-même détentrice d’une maîtrise en environnement.
« Dans les années 1990, l’ambition de préserver chacune des
rivières visées par un projet hydroélectrique a réussi à
bloquer l’accroissement de notre capacité de production.
Refuser de nouveau le développement hydroélectrique, source
d’énergie propre et renouvelable, pourrait s’avérer une grave
erreur pour la richesse économique et sociale de tous les
Québécois », d’ajouter Françoise Bertrand.
La FCCQ rappelle que, dans son mémoire sur la politique
énergétique déposé en décembre 2004, elle recommandait de
relancer la filière de la petite hydraulique, tout en
s’assurant que les milieux-hôtes récoltent une plus large part
de la valeur créée par les projets. La FCCQ recommandait
également de rehausser de 50MW à 100MW le seuil en deçà duquel
le développement d’un site hydroélectrique de petite envergure
est confié aux producteurs privés.
À propos de la FCCQ
Grâce à son vaste réseau de 164 chambres de commerce, la FCCQ
représente 57 000 membres exerçant leurs activités dans tous
les secteurs de l’économie et sur l’ensemble du territoire
québécois. Plus important réseau de gens d’affaires et
d’entreprises au Québec, la FCCQ est l’ardent défenseur des
intérêts de ses membres au chapitre des politiques publiques,
favorisant ainsi un environnement d’affaires innovant et
concurrentiel.
Louis-Alexandre Lacoste |
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